mercredi 2 juillet 2008
Des jeunes oubliés dans le combat contre le SIDA à Pointe-Noire
Il sied également de signaler que même les jeunes scolarisés ont les mêmes problèmes, car chez eux, ils pensent encore qu’un jeune qui vient de commencer avec l'activité sexuelle est à l'abri de la maladie ; car pour lui c'est un début et donc le préservatif n'est pas son problème. Le tabou sexuel existant toujours dans notre société quelque soit le secteur, la lutte contre le SIDA à ce moment rencontre des embûches.
Pour cela nous devons changer de stratégie de lutte contre le SIDA pour chaque jour qui passe, en fonction de la réalité de chaque milieu afin de toucher le maximum des jeunes. A Pointe-Noire c'est comme si plus qu'on parle du SIDA plus l'activité sexuelle des jeunes s'intensifie et plus on a tendance à aller vers une destruction de la couche juvénile.
Mes chers amis, ne travaillant plus trop longtemps dans les bureaux, mettons nous plus sur le terrain afin de toucher du doigt la réalité et de mettre en application sévère des nouvelles stratégies de lutte contre la pandémie que nous sommes entrain d'élaborer au cours de multiples séminaires que nous prenons part.
Nous devons d'une manière ou d'une autre intéressé tous les secteurs de la population afin qu'ils s'investissent dans l'élaboration des nouvelles stratégies de lutte contre le SIDA.
"Faites-nous savoir les nouvelles stratégies de votre secteur pour la lutte contre la stigmatisation, la discrimination, l'exclusion des PVVIH et la pandémie du SIDA" tel est le thème de débat que nous, CJES-SR (Club des Jeunes pour l'Education Sexuelle et à la Santé Reproductive ) membre du Réseau Sida Afrique basé à Pointe-Noire pense organiser dans un bref délai.
Cette activité pourra rassembler tous acteurs de lutte contre le SIDA, les milieux éducatifs, les chefs des quartiers, tous les départements,... Faute des moyens aujourd'hui nous ne pouvons pas vous inviter à cette activité.
Mais, nous sommes entrain de tout mettre en place afin de cette activité se réalise avant la fin du mois de Juillet car la situation est très préoccupante, il faut vite agir. Nous sommes entrain de sensibiliser les populations par le biais de notre émission Radio intitulée: VERITE EN PLUS qui passe chaque mercredi de 20h à21h (sa ligne éditoriale est d’éduquer sexuellement les populations pour un comportement sexuel responsable, afin de se prévenir contre les MST, le VIH/ SIDA et promouvoir la santé de la reproduction.
Nous attendons de vous toutes les contributions possibles afin de réussir cette activité.
Bon travail à tous et surtout plus de courage.
Davy Herman MALANDA
samedi 29 septembre 2007
Prévention contre le VIH : les jeunes congolais changent de comportement
Cette organisation des jeunes congolais lutte pour améliorer les attitudes des jeunes face au VIH/SIDA tout en réduisant les situations génératrices de risque en développant les compétences à la vie.
Depuis quand êtes-vous impliqué dans la prévention contre le VIH et pour quelles raisons le faites-vous? Etait-ce avant la création de votre association?
C'est depuis l'année 2000, que je suis impliqué dans la lutte contre le SIDA après avoir travaillé avec le Projet « prévention du Sida dans les écoles du Congo » initié par le PNUD, le Club des amis contre le sida, le projet molo molo et autres ONG. La véritable raison qui me pousse dans cette lutte, c'est l'envie de contribuer au développement de l'homme.
Avant, je pensais que je pouvais seulement freiner le SIDA dans ma famille.
Bien après, j'ai compris qu'il existait une co-habitation surtout pour mes frères qui n'ont pas encore pris conscience de la réalité du SIDA et qui n’abandonnent toujours pas les pratiques sexuelles à risque.
Quels résultats avez-vous déjà réalisé avec vos activités de prévention contre le VIH en milieu jeunes ?
Nous avons réalisé une campagne de communication pour la prévention du VIH/SIDA dans les hôtels où sont logés les sportifs de la Coupe d’Afrique des Nations Junior au mois de février 2007 avec l'appui du Conseil National de Lutte contre le SIDA.
Nous avons donné des cours pédagogiques pour la prévention du SIDA dans les écoles privées et auprès des professionnels du sexe, en particulier à Brazzaville, à l’occasion de la Journée Mondiale du SIDA au mois de Novembre et Décembre 2007.
Nous avons également réalisé une campagne de sensibilisation lors de la journée internationale des femmes, sur l'impact du VIH/SIDA sur les femmes ; distribué des préservatifs masculins et féminins et mené des discussions participatives sur des films concernant le SIDA.
Nous avons reçu l’appui de l’International Partnership for Human Development et AI2D dans le cadre du projet molo molo pour la réalisation de bandes dessinées distribuées dans les écoles du Congo.
Pensez-vous que les jeunes changent vraiment de comportement?
Oui, les jeunes que nous encadrons changent positivement de mentalité, car nous avons les témoignages de leurs parents et nous avons mis en place des cercles d'éducation où nous mettant les compétences en pratique.
Les rencontres et descentes nocturnes avec les professionnelles du sexe ont été une parfaite réussite.
Elles ont permis de mettre en place les organisations à base communautaire. En outre, elles ont recensé les situations génératrices de risque dans chaque organisation à base communautaire. Enfin, cette
réussite se concrétise aussi par le nombre de participants à ces rencontres, autour de cent cinquante.
Travaillez-vous avec les jeunes qui vivent en zone rurale?
Non, tout simplement nous n’avons pas un grand soutien financier. Pour l'instant, notre vision c'est d’être présent dans tous les départements du Congo et dans d'autres pays.
Au Congo, selon votre expérience, à quels défis les associations de jeunes de lutte contre le SIDA font-elles face ?
Il est difficile de couvrir notre population ou notre groupe partenaire prioritaire. Les problèmes rencontrés sont relatifs à l’insuffisance des ressources et à l’absence des frais de gestion du projet.
Propos recueillis par Sylvie Niombo
samedi 15 septembre 2007
Plaidoyer pour l’investissement dans la formation, l’emploi et la santé des jeunes
La Direction Générale du Redéploiement de
Selon le Dr Emmanuel Beljard Edzongui, Chargé de Programme VIH/Sida et Santé de la reproduction des adolescents et jeunes à l’UNFPA, dans un pays comme le Congo où les personnes âgées de moins de 25 ans représentent plus de la moitié de la population, le gouvernement et tous les partenaires au développement ont la responsabilité de centrer leur action sur les jeunes. « Pour ce faire, il est important de promouvoir la scolarisation de toutes les filles et tous les garçons et de différer l’âge de la première naissance afin d’améliorer la qualité de vie et les perspectives d’éducation et d’emploi des jeunes femmes… L’éducation - en particulier l’achèvement de l’enseignement secondaire - peut aider les jeunes femmes à échapper à la pauvreté, en partie parce qu’elle les conduit souvent à avoir moins d’enfants. Il a en outre déclaré que la participation est un facteur de stabilité et de force des régimes démocratiques. L’expérience des jeunes en matière de citoyenneté et d’implication dans les communautés détermine la mesure dans laquelle ils participeront à la vie civique tout au long de leur existence ainsi que les formes de cette participation future. Franck Linda Noumazalaye, coordonnateur du RNAJC, a demandé aux pouvoirs publics d’appuyer les efforts des jeunes visant l’amélioration de leurs conditions de vie.
Rochekrol Matondo, Conseiller en VIH/Sida de l’Association Jeunesse Santé et Solidarité (AJ.2.S), a, dans sa communication sur « Le VIH/Sida et ses conséquences chez les adolescents et jeunes », insisté sur l’utilisation obligatoire du préservatif par les jeunes incapables de s’abstenir des rapports sexuels avant le mariage. Car les cas d’infections sexuellement transmissibles (IST) notifiés au Congo montrent un indice de risque très élevé d’infection au VIH dans la population jeune où le taux de séroprévalence atteint les 5,4% chez les non scolarisés. « Nous ne ferons jamais reculer la pandémie à moins que les jeunes n’aient la formation et les services dont ils ont besoin. Sans traitement en vue, notre première ligne de défense demeure la prévention », a indiqué le Dr Emmanuel Beljard Edzongui.
Le Fonds des Nations Unies pour